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Pourquoi chez Habad on ne fait pas les selihot tout le mois d’elloul

הרב

La question

Rav pourquoi chez Habad on ne fait pas les selihot tout le mois d’elloul ?

La réponse du Rav

Pourquoi ? Parce qu’il faut d’abord distinguer ce qui constitue une véritable obligation de ce qui relève d’un minhag.

Les choses que nous sommes véritablement tenus de faire sont celles qui ont été prescrites par la Torah ou instituées par les ‘Hakhamim : les décisions et takanot de nos Sages, depuis l’époque de la Knesset HaGuedola, puis des Tannaïm et des ‘Hakhamim du Talmud.

Concernant les Seli’hot avant Roch Hachana, il n’existe pas, à l’origine, une obligation de la Torah ou du Talmud imposant à tout le monde de les réciter pendant le mois d’Eloul. Même pendant les Asseret Yemei Techouva, la question s’inscrit ensuite dans le développement des minhaguim.

Au fil des générations, notamment à l’époque des Guéonim il y a plus de mille ans, différentes coutumes se sont développées.

Certaines communautés récitaient les Seli’hot uniquement pendant les Asseret Yemei Techouva. D’autres commençaient vers le milieu du mois d’Eloul. D’autres à partir du 25 Eloul, date de la création du monde selon nos Sages. D’autres encore commençaient la semaine précédant Roch Hachana, tandis que certaines communautés ont pris l’habitude de les réciter pendant une période beaucoup plus longue.

Ce sont donc, à l’origine, des minhaguim qui se sont progressivement établis dans les différentes communautés.

Cela ne signifie évidemment pas qu’aujourd’hui chacun peut décider de faire ce qu’il veut. Lorsqu’un minhag a été accepté et transmis par une communauté, il acquiert une véritable importance et chacun doit respecter le minhag auquel il appartient.

Il n’y a donc pas lieu de dire qu’une communauté qui commence les Seli’hot plus tard ferait moins de Techouva qu’une autre.

Le temps central de la Techouva est évidemment lié à Roch Hachana, aux Asseret Yemei Techouva et à Yom Kippour. Quant au fait de commencer auparavant à supplier Hachem, à demander qu’Il accepte nos tefilot et à réciter les Seli’hot, chaque communauté a reçu ses propres coutumes : certaines commencent plus tôt, d’autres plus tard.

Et il existe d’ailleurs des considérations dans les deux sens.

Commencer très longtemps à l’avance peut parfois faire perdre une partie de l’intensité et de la nouveauté propres aux Seli’hot. De même, lorsqu’on les récite très tard dans la nuit ou très tôt le matin pendant une longue période, cela peut entraîner de la fatigue et finalement avoir des conséquences sur la tefila, l’étude et le déroulement de la journée.

Chaque minhag possède donc sa logique et son équilibre.

L’essentiel est de respecter sérieusement le minhag de sa communauté et, surtout, de ne pas perdre de vue le but véritable de toute cette période : se rapprocher d’Hachem, faire Techouva et arriver à Roch Hachana et Yom Kippour avec une préparation intérieure réelle.

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